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Mouvement Conscience Nature Owanka - La reconnaissance du droit à la propriété de l’eau.

Mouvement Conscience Nature Owanka

· vendredi 25 avril 2008 - La reconnaissance du droit à la propriété de l’eau.

 

  

 

ONU : Le Canada bloque la reconnaissance du droit à l'eau.

 

Pendant que 88% des Canadiens veulent une politique nationale de l'eau qui reconnaît l'eau potable comme un droit de la personne et interdit l'exportation de l'eau en vrac (bateau, pipeline, train, détournement de rivière), le Canada de Harper non seulement continue la négociation avec le Mexique et les États-Unis, mais en plus se permet de voter contre une résolution présentée aux Nations-Unies, qui voulaient consacrer l'accès à l'eau comme un droit de la personne (ce que nous n'avons pas au Canada). Pendant ce temps le Parti libéral du Canada dépose un projet de loi contre l'exportation de l'eau en vrac et le président de Cima+, Société d'ingénierie tente de relancer le débat pour favoriser l'exportation de l'eau en vrac. Donc deux textes

 

OTTAWA, le 15 avril : Alors que Stephen Harper se prépare à participer au sommet des dirigeants d'Amérique du Nord sur le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité à la Nouvelle-Orléans cette semaine, un nouveau sondage Environics révèle que les Canadiens s'opposent aux principales facettes de l'intégration nord-américaine. Le sondage, commandé par le Conseil des Canadiens, montre l'opposition publique à l'harmonisation de la règlementation, à l'intégration énergétique et à l'exportation d'eau en vrac. Le sondage révèle que les Canadiens ne sont pas convaincus de la nécessité de la coopération en matière de sécurité et qu'une majorité écrasante d'entre eux voudrait que le PSP soit débattu en public et soumis au vote.

 

Le PSP existe depuis quatre ans et quoique les entreprises aient été invitées à la table des négociations, le gouvernement canadien n'a jamais demandé à la population ce qu'elle en pensait", a dit la présidente du Conseil des Canadiens, Maude Barlow.

 

Faits saillants :

 

87 % des Canadiens considèrent que le Canada devrait établir des normes et des règlementations indépendantes sur l'environnement, la santé et la sécurité, même si cela nuit au commerce avec les États-Unis. Le PSP engage le Canada à harmoniser sa règlementation, ce qui a déjà mené à l'adoption de normes moins sévères, notamment en matière de produits de consommation. 89 % des Canadiens considèrent que le Canada a besoin d'une politique énergétique qui protège les ressources canadiennes et  l'environnement,  même s'il faut pour cela restreindre les exportations et la propriété étrangère. Le PSP fait la promotion d'une plus grande intégration en matière d'énergie et entend quintupler l'envergure du projet des sables bitumineux en Alberta, projet néfaste pour l'environnement. 88 % des Canadiens veulent une politique nationale de l'eau qui reconnait l'eau potable comme un droit de la personne et interdit l'exportation en vrac de l'eau. Lors d'une réunion tenue à Calgary l'année dernière dans le cadre du PSP, à la demande des trois gouvernements, la question de l'exportation en vrac de l'eau était à l'ordre du jour.  

 

Seulement 48 % des Canadiens croient que l'amélioration de la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis justifie l'harmonisation des politiques de sécurité canadienne à celles des É.-U. et le partage d'informations personnelles avec les agences de sécurité américaines.  Cela signifie que les Canadiens ne sont pas convaincus de la raison d'être même du PSP. Le dernier budget Harper n'en a pas moins engagé 165 millions de dollars de plus à des initiatives de sécurité issues du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité. 86 % des Canadiens considèrent que l'on devrait tenir un débat ouvert et public sur le PSP et que cette entente devrait être soumise au vote au Parlement. Il y a maintenant quatre ans que le PSP a été créé sans consultation publique ni débat en Chambre. Comment le gouvernement peut-il continuer d'adopter ces mesures en catimini tandis qu'une majorité écrasante de la population s'y oppose? demande Maude Barlow. L'organisme demande une consultation publique et un débat en Chambre sur le PSP, ainsi qu'un terme aux discussions sur l'intégration continentale entre le Canada et les États-Unis.  Environics Research a interviewé 1007 Canadiens au téléphone entre le 7 et le 10 avril 2008. La marge d'erreur pour un sondage de cette envergure est de +/-3,1 %, dix-neuf fois sur vingt.

 

La marchandisation de l’eau s’accélère.

 

La communauté internationale célèbre le 20 mars 2008 (1), sous l’égide de l’ONU, la 15e « Journée mondiale de l’eau ». L’absence d’accès à l’eau affecte 1,1 milliard d’êtres humains; l’absence de moyens sanitaires de base touche 2,6 milliards de personnes. Paradoxalement, alors que les premières étapes de la marchandisation de ce bien commun ont suscité de fortes mobilisations populaires sur les cinq continents, le mouvement mondial de libéralisation des marchés de l’eau, initié dans les années 1980, semble s’accélérer.

 

La libéralisation des marchés de l’eau s’est au départ fortement inspirée du  modèle français : le partenariat-public-privé (PPP). Un dogme s’affirmait avec force : la puissance publique est défaillante; le recours au secteur privé est indispensable; la bonne gouvernance repose sur le trépied de fer dérégulation, décentralisation, privatisation; les services de l’eau ont un coût, qui doit être payé intégralement par les usagers.

 

Dans ce cadre, les signatures de contrats avec des grandes métropoles du Sud se succèdent à un rythme impressionnant. Mais les conflits surgissent dès la moitié des années 1990, quand les opérateurs privés entendent faire payer des usagers fraîchement raccordés, qui n’ont ni la culture du paiement d’un bien jusqu’alors largement subsidié par la puissance publique, ni, le plus souvent, les moyens de payer. De nombreuses luttes se succèdent sur les cinq continents. La tenue des premiers grands forums altermondialistes publicise le thème du refus de la marchandisation de l’eau.

 

Le discours évolue à l’aube des années 2000, le sustainable cost recovery (recouvrement soutenable des coûts) succède au full cost recovery (recouvrement intégral). Place à l’ingénierie sociale et politique. Les engagements largement médiatisés de la communauté internationale se succèdent lors de la tenue de forums qui s’enchaînent à un rythme soutenu. Sommet du Millénaire pour le développement à New York en 2000, Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 ( La maison brûle et nous regardons ailleurs, y proclamera le président de la République française, M. Jacques Chirac...), Troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto en 2003. Le rapport du « panel » Camdessus publié en juin 2003 martèle que l’engagement financier pour fournir de l’eau à tous à l’horizon 2025 doit atteindre la somme phénoménale de 180 milliards de dollars par an. Il appelle à une plus grande implication des acteurs locaux : collectivités, communautés de base, ONG, au nom de l’ empowerment . Qui consiste à conférer un réel pouvoir de décision à la société civile. Conjointement, on envisage de nouveaux crédits consentis par les institutions financières internationales (IFI). De nouvelles normes d’organisation ou de gestion sont mises en avant, impliquant de façon croissante des acteurs extraétatiques, privés ou associatifs, dans des dispositifs de plus en plus décentralisés.

 

Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Le PPP apparaît pour ce qu’il est en réalité : une branche industrielle prestataire de services dont la gestion échappe à la sanction du marché. Aujourd’hui 7 % à 8 % des marchés de l’eau et de l’assainissement ont été libéralisés dans le monde, avec des fortunes diverses. La cartographie mondiale du marché laisse apparaître une grande hétérogénéité. Globalement non solvable, l’Afrique n’enregistre que quelques contrats, dûment garantis par de l’argent public, dans quelques métropoles de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. L’eldorado sud-américain a réservé de cinglantes déconvenues aux opérateurs privés qui l’abandonnent dans la confusion. Ils se recentrent sur l’Europe où émergent les marchés considérables de la dépollution d’une ressource sans cesse plus dégradée. Les contrats mirobolants signés en Chine par Veolia, souvent pour des durées de 50 ans, et des dizaines de milliards de dollars, le sont dans une configuration politique pour le moins hypothétique. Qui de la Chine en 2050?

 

Parmi les marchés en pleine expansion, on trouve l’externalisation du traitement des eaux usées industrielles. Suez-Ondeo détient un portefeuille de 50 000 contrats de ce type. Autre marché émergent, promis à un développement fulgurant, le dessalement de l’eau de mer. Ou encore, celui de la réutilisation des eaux usées pour l’industrie et l’agriculture. Et un nouveau Far-East, déjà à peu près totalement conquis : les ex-démocraties populaires de l’Europe de l’est. Un marché potentiel de 100 millions de clients, qui auront recouvré, à horizon de 20 ans, un niveau de vie équivalent à celui de l’Europe occidentale. Des infrastructures, certes anciennes, mais qui ont le mérite d’exister. Des financements communautaires pré et post adhésion, qui ont tout de la fontaine miraculeuse. Et, last but not least,  un personnel politique majoritairement constitué d’ex-apparatchiks fermement résolut à céder aux sirènes de l’ultralibéralisme le plus débridé...

 

Mais, en dépit des engagements répétés de la communauté internationale, l’argent promis pour l’eau fait défaut. La manne n’est pas aussi importante que prévu. Rétrospectivement, nombre d’analystes stigmatisent l’ivresse de l’euphorie économique de la fin des années 1990, qui, à l’image de la bulle Internet, aurait précipité la course à la croissance mondiale des majors de l’eau. Plusieurs initiatives se sont révélées catastrophiques dans des pays confrontés à des crises monétaires, comme en Argentine, et ont conduit les majors à se retirer de nombreux projets trop risqués. Un paradoxe pour les apôtres de la liberté d’entreprendre et de la « prise de risques »... Les déclarations des apologistes de la libéralisation des « marchés » de l’eau lors du 4e Forum mondial de l’eau, à Mexico, du 16 au 22 mars 2006, tranchaient dès lors singulièrement avec les discours martelés depuis une dizaine d’années. Ils y proclamaient unanimement que ce sont bien la puissance publique, et l’argent public, qui doivent procéder aux investissements qui doivent impérativement être déployés pour promouvoir l’eau et l’assainissement pour tous. Manière de garder la main, quand de nouvelles coalitions regroupant services publics et militants de l’eau s’organisent afin de promouvoir de nouveaux partenariats publics public, nord-sud et Sud-Sud dans le monde entier.

 

Changement climatique et crise écologique.

 

Le changement climatique, qui affecte les modèles météorologiques, les précipitations et le cycle hydrologique, et par conséquent la disponibilité des eaux de surface, l’humidité des sols et l’alimentation des nappes souterraines, pourrait provoquer une augmentation de l’ampleur et de la fréquence des catastrophes naturelles liées aux précipitations : inondations, sécheresses, glissements de terrain, ouragans et cyclones. Et, en conséquence, provoquer de grandes vagues de « réfugiés environnementaux ». Si les prévisions actuelles se confirment, avec un climat plus irrégulier dans les années à venir, le rendement des cultures serait menacé tant dans les pays développés que dans les pays en développement, et près de 3 milliards de personnes seraient exposées à des pénuries d’eau.

 

Dans de vastes régions de l’Europe de l’Est, de la Russie occidentale, du centre du Canada et en Californie, les débits de pointe des cours d’eau sont désormais enregistrés en hiver, car la proportion des pluies par rapport à la neige y est plus importante, et les eaux de ruissellement atteignent les rivières plus rapidement. Dans les bassins du Niger, du lac Tchad et du Sénégal, qui font partie des bassins versants les plus grands d’Afrique, la quantité totale d’eau disponible a déjà baissé de 40 % à 60 %.

 

Si des changements radicaux du cycle de l’eau se généralisent, les tendances observées par le passé ne peuvent plus fournir de modèles fiables pour prévoir la gestion de la ressource en eau dans le futur. De nouveaux modèles devront être mis en œuvre pour anticiper les inondations et les sécheresses, déterminer la taille des réserves d’eau et décider de l’allocation de la ressource entre les usages domestiques, industriels et agricoles. Les implications en sont très lourdes, si l’on considère que l’investissement mondial annuel dans l’infrastructure de l’eau représente 500 milliards de dollars, et que celui-ci est réalisé en fonction de l’hypothèse, déjà dépassée, selon laquelle le cycle de l’eau oscillerait dans les limites relativement étroites constatées dans le passé.

Fuite en avant technologique

 

Pour répondre au défi de l’épuisement des ressources, à défaut de remettre en cause des modèles de développement générateurs de prélèvements excessifs, de gaspillage et de pollution, la tentation est grande d’une fuite en avant technologique lourde de risques, et génératrice de nouvelles inégalités.

 

Plus d’un tiers des terres du globe arides ou semi-arides manquent d’eau. Les perspectives d’évolution démographique permettent d’augurer qu’en 2050 près de 40 % de la population du globe souffrira de stress hydrique, entrave majeure à toute perspective de développement. Avec pour conséquences l’absence de sécurité alimentaire, des pertes économiques, une pollution sans cesse accrue et de possibles conflits.

 

Face à ces défis émerge depuis quelques années l’idée de déployer une nouvelle « gestion raisonnée » de la ressource, s’appuyant sur des réponses technologiques innovantes. Les projets de transferts d’eau massifs, à l’échelle d’un pays ou d’un sous-continent, en Libye, au Canada ou en Espagne, le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées pour des usages agricoles, industriels, voire pour l’alimentation humaine, comme la mobilisation de nouvelles ressources par le biais de la réalimentation artificielle des nappes phréatiques, sont désormais fortement promus comme autant de réponses pertinentes à la crise de l’eau.

 

Le dessalement permettrait ainsi un accès illimité à la ressource. Sachant que 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres de la mer et, que sur 70 villes de plus de 1 million d’habitants sans accès directs à des ressources supplément.

 

Des mots qui font réfléchir.

 

Daniel Green, écrit: Ce n'est plus le temps des ineptes lignes de presse politiciennes, des shows d'élections et du simplet lavage à l'eau froide de monsieur le maire de Montréal. Il faut viser les vrais, les gros pollueurs et destructeurs. Même quand c'est l'État lui-même qui nous pollue avec des politiques de chars. Mais l'État, c'est nous. Face aux affamés, c'est à nous de lui dire qu'une auto ne se mange pas.

 

Pierre Foglia, chroniqueur, à son tour écrit : mettons qu'il n'y ait pas de crise. Mettons que tout est normal. Pas de crise alimentaire, pas d'émeutes, pas d'histoires de biocarburants, pas de sécheresse, pas de stocks mondiaux trop bas, pas de demande trop forte de la Chine et de l'Inde, pas d'articles dans les journaux, une journée normale dans le monde, mettons le 21 février 2004 ou le 3 septembre 1996, ou la veille, ou le lendemain : CHAQUE JOUR, dans le monde, 100 000 personnes meurent de faim ou des suites immédiates de la faim. Cent mille personnes. Ça, c'est en temps normal.

 

Mon opinion maintenant :

 

Réveillez-vous ciboire! Arrêter, de hurler pour rien baptême! Naya, Labrador, Coca-Cola, Pepsi, le choix du Président, etc. La commercialisation de l’eau vous la voyez partout sur les tablettes des super marchés d’alimentation et chez Walmart, maintenant. Le bal est déjà commencé. Qu’on en parle maintenant, pas de problème avec ça. Vaux mieux tard que jamais. Mais c’est il y a 30 ans passés qu’on aurait dû commencer à hurler. Pas maintenant.  Ils nous en n’ont passé une vite en dessous des pieds encore une fois. On ne là pas vue venir celle-là, hein!

 

Daniel Soucy

 

 

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Médecine douce, spiritualité et coutume amérindienne, artisanats, environnement.

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